A/B testing et MVT : le point sur l’impact SEO

Lorsque l’on pratique des tests sur son site (A/B testing ou MVT), il est légitime de se poser la question de l’impact que cela pourrait avoir sur le référencement naturel. Si beaucoup de tests ont lieu derrière un formulaire de connexion et n’ont aucun impact sur le référencement (tunnel d’achat, actions dans un espace membre, etc.), de nombreux tests peuvent être réalisés sur des parties du site visitées régulièrement par Google et son GoogleBot. Il convient donc de se poser la question de l’impact SEO de ces tests.

Un peu de contexte : A/B testing, MVT, kézako ?

On distingue généralement deux types de tests : l’A/B testing et le MTV.

L’A/B testing consiste à tester plusieurs versions d’une même page pour un objectif donné. Exemple : une landing page composée d’un texte, d’un visuel et d’un formulaire de contact, testée avec 3 variantes dont les visuels, les accroches marketing et les formulaires diffèrent. Ces essais sont réalisés sur des pages distinctes : page-1.html, page-2.html et page-3.html. L’outil utilisé pour réaliser le test s’occupe d’afficher la bonne variante de la page en fonction de règles établies par l’utilisateur et collecte ensuite les statistiques de performance de chacune des variantes.

Le MVT, multivariate testing en anglais, consiste à tester différentes combinaisons d’éléments au sein d’une même page. L’utilisateur définit les zones à tester au sein de la page, soumet des variantes pour chacun des éléments. Exemple : 3 formulaires de contact, 3 visuels et 3 boutons « valider » distincts. L’outil va par la suite tester toutes les combinaisons possibles à partir de ces variantes et définir celle qui obtient le meilleur résultat. Exemple : association du formulaire 3 avec le visuel 1 et le bouton 2.

Et le référencement dans tout ça ?

La mise en place de ce type de tests a une conséquence directe sur la SEO. Lors des tests, les robots d’indexation de Google seront sûrement confrontés à des contenus aléatoires sur les pages, ce qui peut poser des problèmes et entraîner des pertes de positions sur les pages de résultats de recherche.

Les recommandations de Google

Pas de cloaking : dans le cas de la mise en place d’un test A/B, Google rappelle que le cloaking va à l’encontre de ses consignes aux webmasters. GoogleBot et l’internaute doivent se voir présenter la même page.

Rel=canonical : toujours dans le cas d’un test A/B, Google recommande d’utiliser la balise rel=canonical pour indiquer la version préférée d’une page lorsque celle-ci dispose de variantes. Le moteur de recherche en profite pour indiquer qu’il ne faut pas utiliser la balise meta noindex qui n’est pas appropriée dans ce cas de figure.

Utiliser des 302, pas de 301 : si les tests A/B utilisent des redirections pour fonctionner, il faut veiller à utiliser des 302 (temporary redirect) et non des 301 (permanent redirect).

Le test ne doit pas durer trop longtemps : il faut savoir mettre un terme à son test en temps utile. Si la durée nécessaire pour avoir des données exploitables varie énormément d’un cas à l’autre (trafic, taux de conversion, secteur d’activité, etc.), il convient de faire en sorte que le test ne s’éternise pas. Cet élément peut apparaître quelque peu contradictoire si l’on prend en compte les allégations rassurantes de Google affirmant que « The recommendations above should result in your tests having little or no impact on your site in search results ». Peu ou pas d’impact, mais tout de même, mieux vaut que le test ne dure pas…

Conclusion

Les tests font partie des opérations courantes menées par les équipes webmarketing de nombreux sites et il ne faut pas craindre l’impact de ces tests sur le référencement. En respectant les quelques consignes évoquées ci-dessus et en limitant la durée d’un test dans le temps, l’impact SEO devrait être très limité et maitrisé.